Depuis quelques temps
j'observe mes p'tits gars dans la manière dont ils consomment leurs
divertissements : la musique, les jeux vidéo, les livres, les jouets,
la TV, l'Internet. Déjà, ça fait un bel embarras du choix.... Ensuite,
je réalise que leur consommation est particulièrement furtive.
C'est flagrant pour la musique. Ils écoutent un morceau, et au bout de 30 secondes, ils passent à un autre morceau. Et pas que les miens, les copains aussi....
L'age me direz vous ! Peut-être. Mais aujourd'hui, les offres de
divertissement et les canaux pour y accéder se démultiplient et c'est
particulièrement vrai pour la musique.
Quand on regarde de loin l'évolution de la création musicale, on se
rend compte que la durée est de plus en plus courte. Un morceau de
musique classique, puis de jazz, puis un bon funk et enfin les plus
jeunes artistes de la scène rock actuelle. On passe de plus de 15
minutes à tout juste 3 minutes. Et on n'a pas encore tout vu, bientôt
les créations musicales feront probablement moins de 1 minute pour
pouvoir être utilisée en sonnerie de téléphone dans leur totalité.
Les nouvelles générations digitales seraient-elles dans l'incapacité
croissante de se concentrer ? Tellement sollicitées par les "multi
média" qu'elles n'ont plus le temps de se consacrer à une activité mais
doivent en assumer plusieurs en même temps.
Il reste un espoir : l'amour. Pas les histoires de couple, qui ont
tendances elles aussi à raccourcir ; on s'marrie, hop, on divorce, on
s'pacse, hop on s'dépacse. Non, l'amour physique : l'éjaculateur
précoce n'est toujours pas un dieu de la galipette. Mais on ne sait pas
combien de temps ça va durer.....