Benjamin Biolay chef de file des artistes talentueux, Serge et Alain peuvent dormir tranquille, la relève est assurée. Je le savais déjà, disque après disque, depuis le premier, je n'ai cessé d'adorer ses créations. Je l'avais vu en concert il y a 2 ans et j'y retournais ce soir surtout pour rendre hommage à son merveilleux dernier album plutôt que pour la bête de scène. Mais quelle surprise, quel bonheur ! C'est définitivement pas un homme de scène, mais c'est probablement là qu'il est touchant. On le sent mal à l'aise dans son corps, tel un ado dans une boom n'osant pas danser, mais contraint de sortir de son coin. Il bouge maladroitement, se met dans les coins de la scène derrière les musiciens. Il tente des élans vers la foule qu'il freine aussitôt de peur de se dévoiler. Mais passons le physique et filons vers le musical. Le concert monte en puissance, morceau après morceau, les arrangements pour la scène se font plus marqués. On sent le hip-hop se dissimuler sous son art, s'enserrer dans ses créations et se confronter au lyrisme et au envolées pop. La Superbe prend en relief, lui permet de s'évader vers son amour du rap. A l'origine vient faire savourer ce cocktail unique composé d'un lyrisme pop bardé de coups de graffitis hip-hop fait avec des pochoirs tranchants sur lesquels Bashung a écorché son rock et laissé en héritage des traces indélébiles. Négatif bénéficie du même traitement de choc. Benjamin se lâche enfin et laisse sortir une voix rockailleuse avec une virgule Gorillaz qui comme lui marient pop et hip hop.
Benjamin invente son art, son hi-pop.
A lire, la critique des inrocks, qui ont trouvé les bons mots pour ce merveilleux moment.





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