Après Nike, c'est au tour de Pepsi de dégainer son char publicitaire. Les moyens sont plus légers que chez Nike ! Mais là pour le coup, je préfère ce climat. On attend Adidas, mais j'ai peut-être raté le passage..... En attendant (pour ceux qui ne l'auraient pas vu.....) le film Pepsi.
La Coupe du Monde a sa Caravane du Tour ! Tous les 4 ans, on attend avec impatience les créations publicitaires des principaux sponsors. Tous les 4 ans la compétition commence entre les marques pour savoir qui réalisera le spot publicitaire le plus créatif, le plus attachant. Globalement, la compète est depuis quelques années entre Nike et Adidas qui chaque fois produisent les plus beaux chars de la caravane. On peut même dire (sans trop de risque) que Nike était le maitre en la matière. Cette année encore (car, je le rappelle pour certain, 2010 est une année de Coupe du Monde de Foot et pas de JO...), nous (enfin certains seulement mais un bon nombre quand même !) attendions tous les fameux "Films Publicitaires" (ce ne sont plus des spots à ce niveau).
Nike a dégainé. Et là, soudain, je confirme ce que je disais dans mon précédent post : je trouve qu'Adidas est en train de distancer Nike en matière de création publicitaire. Jusqu'à présent, ces marques avaient tendance à effacer les travers du Football Business Bling Bling dans leurs créations publicitaires en évoquant plutôt des climats, des ambiances, des valeurs. Nike tombe dans le travers de l'égocentrisme, de la "starisation" à outrance des footballeurs. Contrairement aux traders, les footballeurs sont encore épargnés des quolibets de l'opinion publique quand à la démesure des montants financiers brassés. Mais cela durera-t-il ? Je ne trouve pas que Nike adoucisse cette opinion sous-jacente. Oui, vous me direz qu'il faut voir là le second degré, l'autocritique, le sens de la parodie.... Le problème c'est que cela ne saute pas aux yeux et qu'on n'est pas loin d'un film vérité... Je vous laisse avec cette réflexion et avec le film. Par ailleurs, Nike à d'autres film dont un sur la Nike Air que je trouve assez drôle.
Les bios c'est pas mon truc en général (les livres, pas les yaourts). Mais là forcément quand on est fan, une bio, c'est que du bonheur : un type qui mieux que vous connait votre idole et vous parle de lui sur plus de 300 pages.... Bref, je viens d'avaler la bio "officielle" d'Alain Bashung par Marc Besse, et je dis : merci m'sieur Besse. Je ne connaissais pas Bashung plus que ça finalement en dehors d'aimer sa musique. Et bien maintenant, après lecture de "Bashung(s), une vie", je redécouvre son œuvre sous une autre oreille.
Marc Besse ne tombe pas dans le détail ragotant mais donne l'impression d'avoir suivi Bashung depuis sa plus tendre enfance, dévoilant les étapes de sa vie qui ont été autant de source d'inspiration. On suit 62 années du parcours artistique, les galères, les méthodes de travail, les collaborations, le mal-être, les bonheurs, tous ces éléments qui on nourrit sa créativité. Marc Besse s'est tellement imprégné de son idole qu'il donne l'impression que Bashung s'est trouvé un dernier parolier en sa personne, le parolier de sa vie.
Bon maintenant, si vous n'aimez pas Bashung, ça va être plus compliqué, surtout si comme moi vous n'aimez pas les bios.
Pour terminer, un dernier hommage lors des dernières Victoires de la Musique : Jean Fauque (son parolier et ami) déroule un texte de Gilles Verlan, un superbe patchwork verbal de la discographie d'Alain Bashung.
Je sais le titre est facile, mais vous savez tous combien je suis fan de Biolay. Ses victoires de la musique ne faisaient l'ombre d'aucun doute pour moi. J'aurais pu parier les yeux fermés. Mais, malgré cela, il faut quand même qu'on m'explique le niveau de la compétition : comment Fritz Machin et son Ca m'énerve se retrouve en compétition avec BB ??? Comment peut-on comparer le travail d'un parolier musicien à celui d'un type qui maitrise surtout le sens de la déconne à défaut de la musique ? Il y a en ce moment des polémiques autour des victoires de la musique (il y en aura toujours...) mais celle là, personne n'en parle. C'est comme si H et M défilait avec Yves Saint Laurent, ou comme si on devait choisir entre une Mazeratti et une Dacia. Enfin, des comme ça on peut en trouver des tonnes....
Benjamin Biolay chef de file des artistes talentueux, Serge et Alain peuvent dormir tranquille, la relève est assurée. Je le savais déjà, disque après disque, depuis le premier, je n'ai cessé d'adorer ses créations. Je l'avais vu en concert il y a 2 ans et j'y retournais ce soir surtout pour rendre hommage à son merveilleux dernier album plutôt que pour la bête de scène. Mais quelle surprise, quel bonheur ! C'est définitivement pas un homme de scène, mais c'est probablement là qu'il est touchant. On le sent mal à l'aise dans son corps, tel un ado dans une boom n'osant pas danser, mais contraint de sortir de son coin. Il bouge maladroitement, se met dans les coins de la scène derrière les musiciens. Il tente des élans vers la foule qu'il freine aussitôt de peur de se dévoiler. Mais passons le physique et filons vers le musical. Le concert monte en puissance, morceau après morceau, les arrangements pour la scène se font plus marqués. On sent le hip-hop se dissimuler sous son art, s'enserrer dans ses créations et se confronter au lyrisme et au envolées pop. La Superbe prend en relief, lui permet de s'évader vers son amour du rap. A l'origine vient faire savourer ce cocktail unique composé d'un lyrisme pop bardé de coups de graffitis hip-hop fait avec des pochoirs tranchants sur lesquels Bashung a écorché son rock et laissé en héritage des traces indélébiles. Négatif bénéficie du même traitement de choc. Benjamin se lâche enfin et laisse sortir une voix rockailleuse avec une virgule Gorillaz qui comme lui marient pop et hip hop.